Biographies - Histoire moderne 1498-1793

Henri IV (1598-1610)

 

· Bayrou, François, Henri IV, Paris, Flammarion, coll. « Biographies historiques », 1999, 540 p. Bibliographie.

· Biet, Christian, Henri IV, Paris, Larousse, 2000, 288 p.

· Castarède, Jean, Henri IV le roi vengé, Paris, France-Empire, 1996, 316 p. Bibliographie.

· Castelot, André, Henri IV le passionné, Paris, Perrin, 1998.

· Garrisson, Janine, Le Roi de la paix, Paris, Tallandier, 2000, 160 p.

14 mai 1610 : le poignard de Ravaillac abrège tragiquement les jours d'Henri IV. La légende de ce roi populaire est déjà fixée dans les mémoires : celle d'un Gascon truculent et bienveillant, grand entraîneur d'hommes et séducteur passionné. Elle ne rend pas justice à ce prince précoce, plongé dès l'enfance dans les guerres civiles du XVIe siècle. Habile politique, Henri s'appuie sur l'opinion publique dans la conquête du pouvoir. Fondateur de dynastie, il s'affirme en chef d'équipe autoritaire, décidé à redresser la France, et en metteur en scène de la gloire royale, à travers les chantiers de Paris et de Fontainebleau. Ce fin connaisseur de la nature humaine sut imposer, par l'édit de Nantes, le bien commun contre les intérêts particuliers et les haines religieuses. Son règne fut un temps de raison en un âge de déraison.

 

· Le Roy Ladurie, Emmanuel, Henri IV ou l’ouverture, Paris, Bayard, 2005, 111 p.

« Henri IV qui, théoriquement, accède au trône ou à ce qu'il en reste en 1589, marque rupture et continuité par rapport à la dynastie des Valois. Cousin très lointain d'Henri III - au vingt-deuxième degré -, il appartient à cette famille des Bourbons qui pendant trois siècles, descendant du sixième fils de Saint Louis, avait vécu à l'ombre du pouvoir, le servant souvent, le trahissant quelquefois, et jetée ainsi à la fin du XVIe siècle aux avant-postes d'une actualité qui ne la lâchera plus. Béarnais, populiste, assez proche des paysans, Henri de Navarre fut d'abord le chef des forces protestantes. Devenu ou redevenu catholique lors d'une phase ultérieure, il sut faire l'unité du royaume autour d'un christianisme ouvert, exorcisant une fois pour toutes, ou peu s'en faut, le spectre des guerres de Religion. »

 

· Mironneau, Paul, Henri IV, Paris, Gisserot, 2005, 168 p.

· Péréfixe, Hardouin de Beaumont de, Histoire du roi Henri le Grand, suivie d’un recueil de quelques belles actions et paroles mémorables de ce prince, Paris, Communication et tradition, 197 p.

 

Louis XIII (1610-1643)

 

· Bouyer, Christian, Louis XIII, le sceptre et la pourpre, Paris, Tallandier, 2001, 160 p.

· Chevallier, Pierre, Louis XIII, roi cornélien, Paris, Fayard, 1979, 700 p. Bibliographie.

· Foisil, Madeleine, L’Enfant Louis XIII, l’éducation d’un roi, 1601-1617, Paris, Perrin, 2001.

· Henry, Gilles, Louis XIII le Juste, Paris, France-Empire, 1998, 320 p.

Louis XIV (1643-1715)

 

· Bely, Lucien, Louis XIV, le plus grand roi du monde, Paris, Gisserot, 2005, 280 p.

· Bluche, François, Louis XIV, Paris, Fayard, 1986, 1038 p. Bibliographie.

Méfiant envers toute grandeur excessive et surtout imprégné des préjugés d'une légende noire, le public demeure trop souvent réticent à l'égard du plus étonnant de nos rois. De Louis XIV, qui a parrainé les écrivains, les savants et les artistes, créé de grandes institutions culturelles, orienté un siècle entier, réuni à la France un empire colonial et une dizaine de provinces nouvelles, qui a créé l'Etat moderne en évitant soigneusement l'étatisme, qui a remodelé la société en assurant la promotion de nouvelles élites ; de Louis XIV, qui a dominé de sa personnalité et de son rayonnement le siècle le plus brillant de notre histoire, les Français ne gardent parfois qu'une image étroite et déformante : comme si l'adultère, un zèle religieux poussé jusqu'à l'intransigeance, la condamnation de Fouquet et la fâcheuse dévastation du Palatinat avaient constitué l'essentiel d'une vie de 77 ans et d'un règne personnel de 54 ans.

Le présent livre, qui représente quarante ans de fréquentation du Grand Siècle, débarrasse l'historiographie des poncifs et des clichés. L'érudition, toujours présente, jamais n'alourdit un texte nuancé. Dans ce gros ouvrage (traduit de New York à Moscou), qui se lit comme un roman, on retrouve ou l'on découvre un roi, un règne et un royaume marquant l'apogée de la France.

 

· Chaline, Olivier, Le Règne de Louis XIV, Paris, Flammarion, 2005, 400 p.

· Goubert, Pierre, Louis XIV et vingt millions de Français, Paris, Pluriel, 2002, 415 p.

· Petitfils, Jean-Christian, Louis XIV, Paris, Tallandier-RMN, coll. « Les Rois de France », 320 p.

Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV.

Louis XV (1715-1774)

 

· Antoine, Michel, Louis XV, Paris, Fayard, 1989, 1043 p. Bibliographie.

En bien des domaines, l'« amabilité » du xviiie siècle relève un peu du mythe, car à la façade brillante des Lumières répond un envers du décor surprenant de dureté et d'âpreté. Le roi lui-même en fut victime : s'il a le plus souvent choisi de grands ministres, s'il a pu garder à la France son rôle d'arbitre européen, s'il a voulu, et dans l'ensemble a su, assurer le bonheur de ses peuples, Louis XV - l'un des souverains les plus intelligents, les plus artistes, les plus cultivés, les mieux informés que nous ayons connus - a échoué à pacifier les esprits et à sauver l'Etat de la paralysie. Fêté dans les premières années de son règne comme un véritable prince charmant, le Bien-Aimé a vite dû se résigner à régner sous les clameurs d'une opinion manipulée par quelques groupes de pression, essentiellement des jansénistes et ces « Messieurs des parlements ». Dans cette lutte acharnée, il eût fallu à Louis XV l'habileté d'Henri IV, la brutalité de Richelieu, l'orgueil de Louis XIV - ou même les trois à la fois ! Or, bien qu'il les égalât au moins par l'intelligence, Louis XV était un homme secret, solitaire, introverti, doutant éternellement de soi. Et les femmes ne lui furent d'aucun secours : la Pompadour a flatté ses faiblesses plutôt qu'elle ne les a contrecarrées, la Du Barry s'est laissé entraîner dans des cabales qui la dépassaient... Ainsi s'explique que les réformes, les actes d'autorité aient mis si longtemps à venir - trop tard - et que la défaveur du roi auprès des Français ait perduré presque jusqu'à nos jours...

Seul un historien possédant une érudition infaillible sur le fonctionnement de l'Etat et du gouvernement de l'ancienne France pouvait faire justice de tant de préjugés, et montrer que le long règne de Louis XV - 59 ans ! -, s'il fut difficile, doit pourtant compter parmi les grandes époques de notre histoire.

 

· Bluche, François, Louis XV, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2003, 294 p.

· Del Perugia, Paul, Louis XV, Paris, R. Perrin, 2000, 615 p.

· Lever, Maurice, Louis XV, libertin malgré lui, Paris, Payot, 2001, 215 p.

· Meyer, Jean, Louis XV ou Le Scepticisme politique, Paris, SICRE, 2003, 176 p. Bibliographie.

· Salles, Catherine, Louis XV, Paris, Tallandier-RMN, coll. « Les Rois de France », 2006, 160 p.

Louis XVI (1774-1792)

 

· Bernard, Vincent, Louis XVI, Paris, Gallimard, Folio, 2006, 352 p., Bibliographie.

· Chaussinand-Nogaret, Guy, Louis XVI, Paris, Tallandier-RMN, coll. « Les Rois de France », 2006, 160 p.

· Lever, Evelyne, Louis XVI, Paris, Fayard, 1985, 704 p. Bibliographie.

Homme d'Etat malgré lui, prince de la tradition, aveuglé par les Lumières qui le détournent toujours vers le passé, Louis XVI apparaît bien comme le roi "empêché" de son siècle. Inhibé par une éducation castratrice, c'est un souverain dont on a brisé les ressorts de la personnalité qui préside aux destinées du royaume de France, alors qu'il a tout juste vingt ans. Jusqu'aux prémices de la Révolution, ce souverain "honnête homme" se passionne pour les sciences, rêve de voyages outre-mer, forge quelques serrures, tout en gouvernant, à regret, ses Etats. Entouré de ministres remarquables, il décourage leurs initiatives par une indécision maladive. N'ayant aucune confiance en lui-même, il se défie de tous, et surtout de ses conseillers les plus dévoués dont il ne peut supporter l'écrasante personnalité, car il se montre toujours jaloux du pouvoir qu'il ne parvient pourtant pas à exercer. Marie-Antoinette l'intimide, ses frères l'inquiètent et il redoute la Cour avec son étiquette immuable. Alors, il chasse et chasse encore pour sublimer ses frustrations.

Ce monarque, qui n'eut jamais la passion du pouvoir et qui assista impuissant au déclenchement de la Révolution a soulevé bien des polémiques. La culpabilité collective qui pesa longtemps sur les Français l'a figé dans une imagerie révolutionnaire ou saint-sulpicienne dont les contours semblent inexorablement dessinés par les bois de la guillotine.

 

· Petitfils, Christian, Louis XVI, Paris, Perrin, 2005, 1114 p. Bibliographie.

On n'a généralement de Louis XVI qu'une image caricaturale : celle d'un homme débonnaire, certes, mais lourd, dramatiquement faible, chassant, ou limant les serrures. Prisonnier de son éducation traditionnelle, il a été surpris et saisi par la Révolution. Il se mit alors à préparer en secret la Contre-Révolution, trahissant son propre pays et le précipitant dans la guerre...

S'appuyant sur une documentation considérable, cette biographie balaie les clichés ressassés et s'attache à restituer le vrai visage de Louis XVI : celui d'un homme intelligent et cultivé, d'un roi scientifique, passionné par la marine et les grandes découvertes, qui, en politique étrangère, joua un rôle déterminant dans la victoire sur l'Angleterre et dans l'indépendance américaine. Loin d'être un conservateur crispé, en 1787 il voulut réformer en profondeur son royaume par une véritable Révolution royale. De ce monarque complexe et secret, aucun portrait psychologique n'avait été jusque-là brossé avec autant de sérénité, sans oublier ses faiblesses, ses excès de scrupules et son caractère dépressif. Mais ce nouveau Louis XVI va plus loin. Il offre un tableau passionnant de la France pendant les quinze années du règne précédant la Révolution et explique, grâce à une interprétation neuve, les mécanismes qui ont conduit à la destruction de l'Ancien Régime. Il permet de comprendre pourquoi Louis XVI, qui aurait pu être le meilleur roi possible pour la Révolution, a finalement été rejeté par elle.

Henri III (1574-1598)

 

· Chevallier, Philippe, Henri III, roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985, 750 p. Bibliographie.

L'image que Pierre Chevallier donne d'Henri III à partir de nombreux travaux récents est bien différente de celle d'un prince débauché totalement absorbé par ses plaisirs qu'ont transmise ses contemporains et que la postérité a acceptée les yeux fermés. Ainsi, plutôt que d'homosexualité, il faut parler à son sujet d'une tendance au transsexualisme pour rendre compte de son goût des toilettes extravagantes. Quant au rôle des fameux «mignons» - au demeurant coureurs de jupons impénitents -, il s'explique par l'isolement politique du roi et la nécessité de disposer d'hommes sûrs qui lui servissent de boucliers contre les Grands. Enfin, peu de souverains ont autant que lui eu le souci de leur royaume, comme en témoignent les multiples et excellentes réformes qu'il entreprit.

Le malheur de ce « très bon prince », comme le dit le chroniqueur Pierre de l'Estoile, ne fut-il pas, en définitive, de n'avoir pas «rencontré un bon siècle » ?

 

· Erlanger, Philippe, Henri III le méconnu, Paris, Perrin, 1975, 384 p.

· Solnon, Jean-François, Henri III, un désir de majesté, Paris, Perrin, 2001, 437 p. Bibliographie.

Dans l'histoire de France jamais roi n'a été aussi calomnié qu'Henri III (1551-1589). L'homme est réputé futile et retors, efféminé et jouisseur, moins préoccupé de régner qu'habile au bilboquet. La vérité est éloignée de ces clichés trop répétés. Henri de Valois fut d'abord un chef de guerre victorieux et un serviteur loyal de son frère Charles IX. Elu roi de Pologne, il reçut sa couronne à Cracovie avant de regagner la France (1574) où il régna quinze ans. Malgré les guerres de Religion et les conflits d'ambition, Henri III a gouverné, réformé, légiféré. La défense de l'autorité royale fut son constant souci. Pour elle, il a fait exécuter le due de Guise à Blois. Pour elle, il s'est allié au futur Henri IV. A cause d'elle, il a été assassiné par un ligueur fanatique.

Bel homme et amateur de femmes, élégant et raffiné parfois jusqu'à l'extravagance, il présida au Louvre une cour brillante dont ses favoris, les célèbres «mignons», semblent l'emblème. Monarque cultivé, esprit ouvert autant que mystique, la personnalité complexe d'Henri déconcerta ses contemporains. Bousculant les légendes, Jean-François Solnon brosse le portrait nouveau, vif et équilibré, d'un homme à la sensibilité d'écorché qui, malgré les temps difficiles, fut un grand roi.

Charles IX (1560-1574)

 

· Bourassin, Emmanuel, Charles IX, Paris, In fine, 1993, 320 p.

· Simonin, Michel, Charles IX, Paris, Fayard, 1995, 510 p. Bibliographie.

En dépit d'un règne long (dix-sept ans), riche (du début des guerres de Religion à la Saint-Barthélemy, en passant par la réorganisation administrative du royaume). Charles IX n'a jamais suscité d'ouvrage, d'ensemble. Sa situation, au regard des trois autres grands Valois (François Ier, Henri II et Henri III), est donc singulière. Elle s'explique sans doute par le fait que, longtemps, ce roi jeune subit l'influence de Catherine de Médicis qui exerce la réalité du pouvoir ou le partage, bon gré mal gré, avec d'autres. Cette particularité ne doit cependant pas offusquer la personnalité de l'adolescent, qui s'affirme très tôt. Passionné par la chasse et les exercices physiques, conscient cependant de l'importance politique des écrivains et des artistes, Charles IX tentera, dans des conditions bien plus mauvaises, de revivifier les méthodes de son grand-père François Ier. Soumis pendant sa formation à l'influence de précepteurs et d'un entourage où les protestants ne manquent pas, ce roi ne saurait être réduit à l'image d'Epinal, popularisée par Michelet et Mérimée. L'homme est inquiet, tourmenté même. Il souffre jeune de l'oppression exercée par une mère possessive, autoritaire et avide de pouvoir, pour se découvrir ensuite un rival dans la personne de son frère Henri, qu'il verra sans regret partir pour la Pologne. Ses dernières années annoncent le crépuscule de la dynastie à laquelle, en dépit d'un enfant naturel, il ne saura pas donner de descendance mâle.

François II (1559-1560)

 

· Belleval, René de, François II, le fils d’Henri II : la Cour, la ville et la société de son temps, Genève, Slatkine, 1978, 686 p.

Henri II (1547-1559)

 

· Cloulas, Ivan, Henri II, Paris, Fayard, 1985, 696 p. Bibliographie.

La vie d'Henri II mêle dans un tourbillon de passion et d'aventures la vengeance, la gloire et l'amour. Humilié par Charles Quint dans les prisons d'Espagne, Henri, devenu roi, prend sa revanche. De l'Ecosse au Brésil ses marins écument les mers. Ses généraux, Montmorency, Guise, Brissac mènent des campagnes victorieuses de l'Italie aux frontières des Pays-Bas. Allié des papes, des princes luthériens et des Turcs, il gagne à la France les Trois-Evêchés lorrains, Boulogne et Calais. Ronsard et la Pléiade célèbrent ses triomphes qui donnent lieu à de superbes fêtes. De merveilleux palais surgissent, construits et décorés par les plus grands, Lescot, de Lorme, Goujon. Le roi réforme les finances, la justice et l'administration : il fonde les institutions de la France moderne.

Ces trophées sont autant de gages amoureux qu'Henri dépose aux pieds de sa dame, Diane de Poitiers. Dans l'ombre, la reine Catherine de Médicis attend son heure. Peuplée de femmes galantes et de favoris ambitieux, la cour de France ressemble à l'Olympe antique. Cependant l'agitation monte dans le pays. Révolte fiscale et opposition religieuse sont réprimées dans le sang. L'Espagne tente un assaut final. Comme dans une tragédie, le sort du pays se joue dans une bataille et celui du roi dans un tournoi.

François Ier (1515-1547)

 

· Castelot, André, François Ier, Paris, Pocket, 1985, 379 p.

· Georis, Michel, François Ier le magnifique, Paris, France-Empire, 1998, 188 p. Bibliographie.

· Guerdan, François Ier, le roi de la Renaissance, Paris, Flammarion, 1976, 512 p.

· Jacquart, Jean, François Ier, Paris, Fayard, 1994, Bibliographie.

1515 : Marignan. Une date que tous les Français connaissent. L'image du Roi-Chevalier, brillant vainqueur, puis digne prisonnier, grand amateur de chasse et d'amoureuses conquêtes, protecteur des artistes et des écrivains, reste populaire. Elle n'est qu'un aspect de la personnalité du souverain qui a créé en bonne partie l'Etat moderne en France, aidé à l'introduction de l'humanisme et de la Renaissance, et involontairement de la Réforme, en la réinsérant dans la vie économique, sociale, intellectuelle du Royaume dans la première moitié du xvie siècle.

Au-delà de la vie de François Ier, de la chronologie des événements heureux ou malheureux de son règne, il y a seize ou dix-huit millions de sujets qui peuplent le Royaume de France. Autant et plus qu'une nouvelle biographie de François de Valois, cet ouvrage est un tableau de la France du premier XVIe siècle. Une France riche, peuplée, puissante, capable de résister à l'Empereur. Une France largement pénétrée et vivifiée par toutes les nouveautés du temps, économiques, intellectuelles, esthétiques, religieuses. L'action personnelle du souverain pour renforcer son autorité sur l'ensemble du corps social y est constamment rapportée et confrontée aux évolutions profondes des choses et des esprits.

 

· Lang, Jack, François Ier ou le rêve italien, Paris, Perrin, 1997.

· Le Clech, Sylvie, François Ier, Paris, Tallandier-RMN, coll. « Les Rois de France », 2006, 160 p.

Louis XII (1498-1515)

 

· Le Fur, Didier, Louis XII, un autre César, Paris, Perrin, 2001, 329 p.

Louis XII, qui régna de 1498 à 1515, mérite d'être redécouvert, car il fut jusqu'à la fin de l'Ancien Régime considéré comme le modèle du bon roi, à l'égal d'Henri IV et un siècle avant lui, au point que Voltaire lui consacra une monographie élogieuse. Gloire, paix, justice, prospérité nimbèrent longtemps sa mémoire. Cette flatteuse réputation, il la doit principalement à l'intense propagande, à la véritable promotion médiatique de sa personne et de ses faits et gestes. Pendant une décennie, il fit miroiter aux yeux de l'opinion le mirage, auquel il crut lui-même, du rétablissement de l'empire des Césars et de Charlemagne. C'est pourquoi il s'acharna, avec succès pour un temps, à conquérir l'Italie. Roi de France, il fut ainsi due de Milan, roi de Naples, et porta même le titre de roi de Jérusalem. Par Louis XII, premier prince français de la Renaissance, la France entra dans l'ère moderne.

Didier Le Fur entreprend à la fois de réhabiliter un monarque qui sut élargir l'horizon capétien traditionnel, et de mettre au jour l'ambition impériale de la royauté française. Anne de Bretagne, Marie Tudor, Henry VIII, Isabelle la Catholique, les Borgia accompagnent la chevauchée de ce nouveau César, reconnu père du peuple et fils aîné de l'Eglise.

 

· Quilliet, Bernard, Louis XII, père du peuple, Paris, Fayard, 1986, 518 p. Bibliographie.